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Actualités

Manifeste pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues

4 avril 2019 - Tribune

Au fil des années, et cela depuis plusieurs décennies, les institutions de l’enseignement supérieur enjoignent, progressivement, et de manière de plus en plus pressante, aux enseignantes-chercheures et enseignants-chercheurs (EC) d’accroître leur visibilité internationale. Il est normal que les EC se préoccupent de participer aux débats internationaux dans leurs disciplines. Cela se fait lors de colloques et au fil d’articles, non pas à des fins publicitaires, mais pour confronter et échanger points de vue et postures théoriques dans un souci d’amélioration de la qualité de leurs travaux. L’indépendance des EC, qui est indispensable et constitutive de leurs fonctions, rend toute pression pour influencer ce processus non seulement inutile, mais surtout inappropriée.

Lire la suite et signer la pétition :
https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/manifeste-reconnaissance-principe-diversite-linguistique-culturelle/63600

Questionnaire des sociétés savantes concernant la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche

27 mars 2019 - Tribune

Chères collègues, chers collègues,

Une loi de programmation pluriannuelle de la recherche a été annoncée par le Premier Ministre le 1er février. Une telle loi est demandée par la communauté académique depuis de nombreuses années et les attentes sont donc fortes.

Un collectif de sociétés savantes de l’ESR, auquel l’Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (AHCESR) participe, vous propose de répondre, du lundi 25 mars au lundi 8 avril, à un sondage en ligne sur vos attentes, vos craintes et sur les thèmes à considérer de façon prioritaire lors de la préparation de cette loi. Une synthèse des réponses à ce questionnaire sera rendue publique début avril. Chacun des thèmes identifiés comme particulièrement prioritaires sur la base de vos réponses fera l’objet d’un second questionnaire spécifique qui permettra de faire à la fois un état des lieux actuel de ce thème et de faire des propositions pour la loi dans le cadre des discussions que l’association de sociétés savantes a d’ores et déjà entamées avec les pouvoirs publics.

Le questionnaire en ligne est ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe9ZTITV0xnGyfYKZLaVDiYBJAqtG845HLDvGf-EbUrT7pQGg/viewform?usp=sf_link

Il est indépendant et complémentaire de celui proposé par le Ministère.

Le sondage sera clos le 8 avril, mais nous vous encourageons à ne pas répondre au dernier moment. La seconde série de sondages sera a priori ouverte du 15 avril au 1er mai.

Les résultats du sondage seront d’autant plus représentatifs de notre communauté que les taux de participation des femmes et des hommes, des titulaires, contractuels ou vacataires et des différentes disciplines sont similaires.

Nous vous remercions pour votre participation.

Cordialement,
Le bureau de l’AHCESR.

Tribune - Bernard Cerquiglini

6 mars 2019 - Tribune

L’adhésion de l’Académie française à la féminisation des noms n’est pas une reddition anecdotique

Si le linguiste Bernard Cerquiglini salue, dans une tribune au "Monde", le rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions, il estime que l’institution doit revoir ses méthodes.

Publié sur le site du Monde le 05 mars 2019

Article sur le site du Monde : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/05/l-adhesion-de-l-academie-francaise-a-la-feminisation-des-noms-n-est-pas-une-reddition-anecdotique_5431638_3232.html?fbclid=IwAR0LrjjueEfkQg7TBxOnLCWr-HNxOUAfHDEmpQOd_ZG3eyaALtmRfQxHWqo

Les actes du Colloque 2017 "Les sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui)" viennent d’être publiés

27 janvier 2019 - Actualités de l’association

Les actes du Colloque 2017 "Les sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui)" viennent d’être publiés

Les sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui), Guy Achard-Bayle, Maximilien Guérin, Georges Kleiber, Marina Krylyschin (dir.), 2019, Limoges, Editions Lambert-Lucas, 264 p.– ISBN : 978-2-35935-269-6.

Si l’interprétation, dans ses acceptions ou ses pratiques logique, herméneutique et philologique, est familière aux philosophes et aux littéraires, elle n’a été abordée par les linguistes qu’à une époque assez récente. Non seulement les sciences du langage sont apparues récemment, mais aussi et surtout, elles ont accordé la priorité au sens. Pour autant, l’orientation prise par la sémantique, toujours plus soucieuse de contexte, ne pouvait laisser les linguistes indifférents à la construction du sens, à son partage, à son interprétation.
Du fait de son histoire et de sa complexité, cette notion se présente sous des jours différents, d’où des contributions qui puisent à des domaines aussi divers que la sémantique référentielle et lexicale, la sémiotique, la pragmatique argumentative ou interactionnelle, la linguistique textuelle, l’analyse de discours, la linguistique analogique, l’analyse des textes littéraires et de leur traduction... Comme notre objectif n’est pas d’unifier la notion dans les limites de nos disciplines, nous pensons que ce recueil suscitera l’intérêt du plus grand nombre de spécialistes, l’interprétation étant à la fois un début et... une fin.

▶️ Voir la table des matières, l’introduction, ainsi que deux articles : http://www.assoc-asl.net/Les-actes-du-colloque-organise-par-l-ASL-en-decembre-2017

▶️ Site de l’éditeur : http://www.lambert-lucas.com/livre/les-sciences-du-langage-et-la-question-de-linterpretation/

Les vœux 2019 de l’ASL

11 janvier 2019 - Actualités de l’association

L’Association des Sciences du Langage vous souhaite une bonne année 2019, santé, bonheur, réussite. Elle vous souhaite de vous épanouir dans votre métier et espère que tous ceux qui subissent la précarité trouveront enfin la sécurité de l’emploi. Comme l’an passé, elle formule le vœu que l’Enseignement supérieur et la Recherche publique connaissent une augmentation de leurs capacités d’accueil, d’encadrement des étudiants, de leurs fonds propres pour mener à bien leurs missions au jour le jour et améliorer la situation des personnels.

Ce début d’année civile coïncide avec le renouvellement de votre adhésion à l’ASL pour 2019. Voici quelques informations sur nos activités récentes et celles à venir, du moins en ce mois de janvier. (...)

Lire la suite :

Conférence-débat - Bernard Cerquiglini - Réflexions sur une exception française : l’Académie Française et la parité dans la langue

8 janvier 2019 - Actualités de l’association

Conférence-débat de Bernard Cerquiglini sur le thème "Réflexions sur une exception française : l’Académie Française et la parité dans la langue"

Vendredi 25 janvier 2019, 14 h 30 - 16 h 30,
Amphithéâtre de l’Institut du Monde Anglophone
5 rue de l’École-de-Médecine, 75006 Paris.

Conférence-débat animée par A. Rabatel, professeur de Sciences du Langage, Université Lyon 1, président de l’ASL.

Présentation de la conférence-débat.

L’AG de l’ASL se déroulera à la suite de la conférence, à partir de 17h, dans la même salle.

En raison du plan Vigipirate Alerte attentat, il est impératif de se munir d’une carte professionnelle ou d’une carte d’étudiant pour entrer à la Sorbonne. À défaut, la présentation de la convocation sera exigée.

bernard_cerquiglini_affiche_18_janvier.pdf (PDF - 375.6 ko)

Rapports LERASS - Gilets jaunes : enquêtes lexicométriques

11 décembre 2018 - Vie de la communauté

Vous trouverez ci-après deux enquêtes lexicométriques sur les discours des Gilets jaunes et sur les Gilets jaunes, sur Facebook et dans les médias.

Ces études ont été pilotées par nos collègues Brigitte Sebbah et Nikos Smyrnaios, enseignants-chercheurs en SIC à l’Université Toulouse 3 - Paul Sabatier - IUT A (Site Ponsan), et sont reproduites avec leur aimable autorisation ainsi qu’avec celle de leur laboratoire, le LERASS (Laboratoire d’Études et de Recherches appliquées en sciences sociales- EA 827).

Rapports de recherche :

Non à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s !

8 décembre 2018 - Tribune

(Voir la pétition en bas de page)

Droits d’inscription pour les étrangers extra-communautaires
Communiqué de l’AUREF

Le Premier Ministre vient d’annoncer l’augmentation des droits d’inscription
des étudiants extracommunautaires de 170€ à 2 770 € en licence et,
respectivement, de 243€ et 380€ à 3 770 € en master et en doctorat.
Cette mesure interroge le principe d’une Université française ouverte à tous et
la stratégie internationale de la France en matière d’accueil des étudiants
étrangers et de développement de la francophonie alors que la France est le
premier pays d’accueil non anglophone. Cela pose aussi la question de la
conformité de cette augmentation avec la constitution de 1958, qui dispose que
« l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un
devoir de l’État. »

Ainsi, cette déclaration, paradoxalement annoncée sous la bannière
« Bienvenue en France », mérite d’être analysée à la lumière du récent rapport
de la Cour des comptes1 et des chiffres de Campus France.
Pour mémoire, les universités ont accueilli plus de 231 000 étudiants étrangers
en 2016/2017, la France étant la 4ème destination d’accueil dans le monde après
les USA, la Grande-Bretagne et l’Australie, suivie de près par l’Allemagne et la
Russie. Pourtant, de 2012 à 2015, elle a déjà perdu une partie de son
attractivité avec une diminution de près de 12% des effectifs des étudiants
internationaux, la France étant le seul pays, avec le Japon, à régresser parmi les
20 destinations les plus demandées.
Si l’on soustrait les étudiants communautaires et ceux bénéficiant d’une bourse
ou d’une exonération de droit, 133.000 étudiants pourraient être effectivement
concernés par la mesure d’augmentation des droits d’inscription. Cela n’inclut
pas les exonérations qui pourraient relever de la politique des établissements,
en lien notamment avec les accords de coopération conclus avec leurs
partenaires internationaux. Cela ne prend pas non plus en compte l’inévitable
effet d’éviction d’une proportion d’étudiants étrangers qui, par comparaison
avec des pays étrangers tels la Suède ou le Danemark ayant pris ce type de
mesures, peut être évalué les premières années à plus de 35%.
Nous assistons ainsi à une forme de renoncement à l’investissement
diplomatique dans l’enseignement supérieur et la recherche au moment même
où l’Etat cherche, à travers des programmes d’investissement d’avenir très
ciblés, à faire émerger 3 ou 4 « champions » internationaux parmi les universités
françaises. Et pourtant la Cour des comptes relève que « l’éventuel effet
d’éviction lié à la modulation des droits en fonction de la nationalité revêt une
importance stratégique pour l’attractivité de la France, sa diplomatie
d’influence et son économie » en soulignant les effets négatifs qui en
découleraient. En effet, sur la partie économique qui est mesurable, Campus
France évalue l’apport des étudiants internationaux à l’économie française, à
environ 1,7 Md€.
Cela ne prend bien entendu pas en compte la propension des
économies des pays développés à « aspirer » les compétences dont elles ont
besoin, dans les pays moins favorisés, les privant ainsi d’un potentiel certain de
développement sans avoir participé à leur éducation ou en l’ayant fait
partiellement seulement. Enfin, n’oublions pas que certaines filières, comme par exemple les mathématiques, l’informatique, la mécanique, pourraient être
considérablement réduites sans l’apport des étudiants internationaux alors que
les besoins de recrutement en France sont importants dans ces domaines.
Face à cette perspective d’une augmentation des droits d’inscription, certains
pays comme l’Egypte ou la Turquie ont déjà indiqué qu’ils étaient prêts à
accueillir les étudiants qui ne seraient plus en mesure de venir étudier en France
afin de bénéficier de cette manne et d’étendre leur influence. Cela desservira
nécessairement la francophonie, autre facteur d’influence, alors que celle-ci
progresse entre autres grâce aux séjours d’études, sachant pourtant que 9
étudiants sur 10 venant en France sont également anglophones. Et d’autres
pays s’inquiètent face aux options qu’il faudra proposer demain à leurs
étudiants en termes de choix d’une langue étrangère et de mobilité.
Par ailleurs, alors qu’est régulièrement affirmée la nécessité de développer
l’attractivité de la recherche française, la mise en place de droits différenciés
pour les doctorants est particulièrement inopportune, le vivier des doctorants
ayant déjà diminué de 15% entre 2009 et 2016.
Cela va à l’encontre des conclusions de la Cour des comptes mais aussi de France Stratégie qui insistait
sur la nécessité de préserver une logique d’attraction des étudiants
internationaux les plus qualifiés pour soutenir la recherche dans les laboratoires
publics.
Ainsi, il apparait clairement que le gain attendu de ces droits différenciés pour
l’inscription dans une filière menant à un diplôme national sera sans commune
mesure avec la somme des effets négatifs que cela générera, tant du point de
vue humain que scientifique, stratégique ou économique. Au demeurant, les
ressources générées, diminuées par le doublement annoncé des bourses de
l’Etat français et par le financement des mesures d’accueil supplémentaires
annoncées spécifiquement pour les étudiants internationaux, ne permettront
pas de répondre à la question récurrente du sous-financement des universités.
Ainsi l’AUREF considère que la mise en place de droits d’inscription différenciés,
faite sans concertation, aura un effet globalement négatif pour la France et la
francophonie. En tout état de cause, cela n’évitera pas le débat nécessaire sur la
stratégie générale de l’Etat en ce qui concerne l’avenir et le financement de
l’enseignement supérieur et de la recherche publics dans un cadre
constitutionnel qui affirme sa gratuité.

Communiqué de l’AUREF en ligne :
http://www.sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/20181130_droits_inscription_hors_ue_vf.pdf

Communiqué de l’AUREF sur les droits d’inscription pour les étrangers extra-communautaires (PDF - 253.5 ko)

Institut de Linguistique française, Bilan et remerciements

6 décembre 2018 - Vie de la communauté

Paris, le 6 décembre 2018

L’Institut de Linguistique française (CNRS, FR 2393) est une fédération de recherche du CNRS créée en 2001 sous l’impulsion de Bernard Cerquiglini, à partir des équipes de l’Institut National de la Langue française (InaLF), pour mettre en réseau des unités de recherche travaillant sur la langue française, afin de valoriser leurs réalisations. Elle a été successivement dirigée par Christiane Marchello-Nizia, Benoît Habert, et, depuis 2009, Franck Neveu assure son pilotage. [http://www.ilf.cnrs.fr/]

Cet institut de recherche (composé de 20 laboratoires : 13 Unités Mixtes de Recherche du CNRS, 6 équipes universitaires, 1 équipe de l’INRIA) ne sera pas renouvelé en 2019, ni remplacé, sur décision de l’Institut des Sciences humaines et sociales du CNRS. Le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur (HCERES) a fait savoir à la Vice-Présidence à la Recherche de l’Université Paris Nanterre (à laquelle est rattaché l’ILF), que la fédération ne serait pas évaluée en raison de sa fermeture à la fin de l’année 2018. Aucune information officielle émanant du CNRS n’a jusqu’à présent été transmise à Franck Neveu, directeur de l’ILF.

L’ILF, seule institution de son genre en France, constitue un lieu de coopération irremplaçable pour l’avancement et le déploiement des activités de recherche sur la langue française. Son périmètre s’étend aujourd’hui sur plus de la moitié des régions métropolitaines, impliquant une vingtaine d’universités et de grands établissements.

L’ILF a développé considérablement, depuis une dizaine d’années, ses partenariats internationaux, notamment grâce à l’organisation du Congrès Mondial de Linguistique Française (2008 à Paris, 2010 à La Nouvelle-Orléans, 2012 à Lyon, 2014 à Berlin, 2016 à Tours, 2018 à Mons). Chaque édition du CMLF enregistre environ 350 participants, autour de 200 communications et conférences, et environ 100 000 téléchargements d’articles. Depuis 2008, cette grande manifestation a produit plus de 1 000 articles, soit environ 18 000 pages de production scientifique de niveau international accessibles librement en ligne sur le site http://www.linguistiquefrancaise.org/. Le CMLF joue un rôle déterminant également pour le rayonnement de la francophonie, et permet de valoriser des travaux scientifiques de jeunes chercheurs comme de chercheurs confirmés issus de l’ensemble des pays de la francophonie.

L’ILF c’est aussi un partenariat avec les éditions De Gruyter de Berlin (dont le rayonnement scientifique et l’aptitude à la diffusion internationale des ouvrages de recherche ne sont plus à démontrer). Ce grand éditeur scientifique européen a sollicité la fédération afin de développer le domaine de l’étude linguistique du français dans ses collections. Une collection intitulée Études de linguistique française a ainsi été créée. Elle est aujourd’hui riche de 6 monographies. Paraîtra en 2019 la Grande Grammaire Historique du Français (deux volumes de 1 000 pages chacun), qui rassemble les meilleurs spécialistes internationaux du domaine.

L’entreprise de la Grande Grammaire Historique du Français ne pouvait être envisagée qu’à un niveau fédératif. C’est pourquoi l’ILF a défendu ce projet, crucial pour la connaissance scientifique du français. Que la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France ait soutenu activement le projet pendant plusieurs années signale aussi la crédibilité scientifique de notre fédération.

L’ILF c’est aussi l’Initiative Corpus de Référence du français, qui devait trouver courant 2019 sa structure support, et construire sa version pilote destinée à établir les fondements technologiques et scientifiques du projet, et à trouver les partenariats nécessaires à sa réalisation. L’Initiative Corpus de Référence du Français, qu’est-ce c’est ? Rien moins qu’un engagement de la communauté scientifique à construire ce grand corpus numérique de la langue française et des langues de France (corpus écrit, oral, vidéo, à diachronie longue), dont notre pays a tellement besoin pour la visibilité de sa langue, et celle de sa recherche. De nombreux pays européens disposent d’un corpus « national », mais la France n’a pris conscience que tardivement de la nécessité de disposer du sien.

L’ILF c’est aussi des programmes en cours de développement comme le projet portant sur l’étude du français vernaculaire, et le projet de plateforme pour un réseau international de linguistique française qui a pour vocation d’établir une cartographie nationale et internationale des activités de recherche et de formation dans ce domaine.

L’ILF c’est enfin la structure qui porte le consortium « CORLI, Corpus, Langues Interactions » de la Très Grande Infrastructure de Recherche du CNRS Huma-Num (une vingtaine de membres du comité de pilotage, de nombreux groupes de travail, environ 180 chercheurs impliqués). L’ILF est devenu un partenaire incontournable en linguistique de corpus écrits et oraux (dont le français n’est qu’une des langues étudiées).

La fédération ILF s’est toujours battue pour trouver des financements en ressources propres, conformément à ce que les tutelles attendent de leurs entités de recherche. Les subventions que nous avons pu obtenir depuis plusieurs années sont la marque de la reconnaissance scientifique des partenaires de la FR 2393. Mais la dotation du CNRS (tombée à 25 000 € en 2018), et le soutien en ressources humaines et en locaux sont indispensables.

Nous ne voyons pas l’avantage pour le CNRS de faire disparaître l’ILF, alors que la fédération a atteint un haut niveau de reconnaissance scientifique en France comme à l’étranger, ni la pertinence d’une telle mesure dans un contexte de revalorisation de la francophonie.

Le dossier complet des activités de l’ILF, constitué en vue de son évaluation par le HCERES, est téléchargeable à l’adresse suivante :
http://www.franck-neveu.fr/mediapool/76/768102/data/ILF_2018VagueE_Dossier_autoevaluation_SF.pdf

Franck NEVEU
Directeur de l’Institut de Linguistique française (CNRS, FR 2393)
Professeur à Sorbonne Université, Faculté des Lettres

Exigeons le rétablissement des 300 postes mis au concours au CNRS

6 décembre 2018 - Tribune

La recherche publique vit des jours difficiles, alors même que son importance pour la société demeure primordiale. À l’heure où nous sommes confrontés aux défis liés au changement climatique, tandis que les régimes démocratiques connaissent de profondes remises en causes, et alors qu’il s’agit d’être toujours plus vigilant face aux « fake news », jamais la nécessité de comprendre le monde de manière collective et désintéressée, et d’apporter des lumières sur ce qui nous menace n’a revêtu une telle urgence.

Pourtant, il est prévu de supprimer 340 postes de titulaires au CNRS d’ici 2022 qui s’ajouteront aux 1581 déjà supprimés depuis 2005.

Nous ne pouvons rester silencieux devant ce défaut d’investissement dans la recherche, devant le sacrifice d’une génération de jeunes chercheurs et devant la perte de compétences et d’attractivité annoncés de notre système de recherche. Il nous faut exiger le soutien à la recherche fondamentale. Il nous faut aujourd’hui nous mobiliser à nouveau. L’actualité budgétaire nous en donne l’occasion : pour le concours 2019 du CNRS, il est annoncé que seulement 250 postes seront ouverts, contre 300 l’an dernier (-17%) et les années précédentes. Les responsables de section du cnrs viennent de donner l’alarme sur la situation, par un texte publié dans Le Monde et il appartient à chaque chercheur, à chaque universitaire, à chaque étudiant, à chaque citoyen de les soutenir.

Défendre le CNRS, c’est participer à la défense plus générale de l’enseignement supérieur et la recherche publique en France, c’est agir en faveur de la production et la diffusion de connaissances auprès du plus grand nombre.

Signer la pétition : http://rogueesr.fr/postes/

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